Connaître et Visiter Seraing
Le tourisme
A la découverte de la forêt sérésienne
La fonction sylvicole et économique
Dès le début du 20ième siècle et jusque dans les années 50, l’administration des Eaux et Forêts (ancienne dénomination de la DNF) a valorisé les secteurs forestiers appauvris par 800 ans de droits d’usage. Les peuplements de pins sylvestres et d épicéas témoignent de cette époque pendant laquelle les demandes en bois de mine, de charpente et papeterie étaient importantes.
Ces peuplements résineux arrivés à maturité économique sont progressivement remplacés par des plantations d’essences écologiquement adaptées. L’aménagement prévoit une proportion d’environ 25% de résineux et 75% de feuillus pour l’ensemble des forêts de Seraing. Un parcellaire définit clairement les secteurs de valorisation économique, les secteurs de protections particulières (zones de pente, zones hygromorphes) ainsi que les zones de conservation climacique (zones « Natura 2000 »).
Depuis une vingtaine d’années, on note un accroissement des plantations d’essences feuillues comme les chênes indigènes et les hêtres. Néanmoins, des espèces exotiques, telles le chêne rouge d’Amérique, les mélèzes et le Douglas sont privilégiés sur les parcelles à vocation de production (accessibles et dont le sol est de bonne qualité). Notons que l’épicéa ne sera plus introduit dans les massifs sérésiens.
Le bois de la Marchandise (90ha) a une structure de sol qui est favorable au développement d’essences telles que le chêne sessile, le merisier, le frêne, l’érable sycomore, le pin noir et le Douglas.
Dans la mesure du possible, la régénération naturelle est utilisée mais, lorsque celle-ci échoue ou qu’on note l’absence de semenciers de qualité, on recourt à la mise à blanc suivie de plantation, celles-ci n’excèdent toutefois que rarement 1 hectare.
D’une façon générale, les petites essences, dites « compagnes » sont conservées afin de conserver la biodiversité locale : sorbier des oiseleurs, bourdaine, houx, peuplier tremble, saule marsault, néflier, pommier sauvage, coudrier, viorne obier…
Enfin, la ville de Seraing et la Région Wallonne ont signé la charte pour la gestion forestière durable en région wallonne (PEFC : Pan European Forest Certification).