Connaître et Visiter Seraing
Le tourisme
A la découverte de la forêt sérésienne
La forêt
Les forêts en proximité des villes doivent réussir un double pari : celui de rester un territoire ou croissent des arbres qui sont exploités pour le bois qu’ils produisent, et celui de répondre aux aspirations légitimes de chacun, � la verdure, l’air pur, la joie simple de se promener dans un espace protégé. Et au quotidien des hommes s’oppose I’éternité des arbres enracinés pour des dizaines, voire des centaines d’années.
A côté de la plupart des essences feuillues : bouleau, chêne, hêtre, aulne glutineux, charme, coudrier, tremble, saule, sureau.... ont été plantés des résineux : l’épicéa, le Douglas, le mélèze dont la croissance est beaucoup plus rapide et qui sont donc plus fréquemment "renouvelés". Quoiqu’il en soit, les feuillus dominent encore la Vecquée, occupant environ 430 hectares. Ils poussent dans les sols limoneux et limono-caillouteux de la région naturelle appelée "l’Ardenne condruzienne", une longue zone étroite s’étirant durant une centaine de km au sud du sillon Sambre et Meuse. La forêt est gérée selon un plan d’aménagement établi par les services forestiers qui a pour but de réaliser I’équilibre entre la production et le prélèvement. Tableau de bord des interventions des forestiers et des bûcherons, le plan d’aménagement prévoit notamment la fréquence des coupes à effectuer. Celles-ci sont réalisées en tenant compte des facteurs suivants : la rapidité de croissance des arbres, dépendant de I’essence et de la qualité du sol, l’age du peuplement éclairci, l’orientation prioritaire que I’on désire donner : écologique, économique, esthétique, sociale... Lorsqu’un arbre doit être abattu, il est marqué au moyen d’un instrument appelé "marteau royal". Une partie de l’écorce étant enlevée, le responsable forestier le frappe du dos de sa hachette, imprimant ainsi dans le bois le sceau officiel. La régénération des peuplements vieillis des forêts sérésiennes a lieu par plantation plutôt que par semis naturel. C’est alors que commence la longue et patiente tache qui consiste à préparer les meilleurs plants à devenir les pères de la forêt, un siècle ou deux plus tard, si l’on se réfère à des hêtres ou des chênes.