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Newsletter Remourban – Décembre 2016

Publié le 12-12-2016

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Newsletter Remourban – Décembre 2016

Fin septembre 2016, a eu lieu à Madrid la 4ème rencontre des partenaires du projet Remourban. L’occasion à nouveau pour tous d’échanger sur les avancées et réalisations menées dans les villes phares (lighthouse) : Notthingam, Valladolid et Eskisehir-Tepebasi. Quant aux villes suiveuses (follower), Seraing et Miskolc, la possibilité leur est ainsi offerte de mieux comprendre comment mettre en œuvre ces solutions smart sur leur territoire. A titre d’exemple, à Valladolid, cinq bus hybrides ont été intégrés à la flotte municipale ; ils se rechargent en six minutes et possèdent une autonomie électrique pour tout leur trajet. Le Nottingham Energy Partnership (partenaire de Remourban) a, quant à lui, été sélectionné dans le cadre du Solar Power Portal & Clean Energy Awards 2016 pour son projet novateur en matière de batterie de stockage d’énergie solaire.
L’automne a aussi été l’occasion de premières rencontres entre les neuf projets Smart Cities & Communities financés dans le cadre du programme européen Horizon 2020, à Stockholm et à Bruxelles. Ces réunions ont pour objectif de réfléchir à des initiatives communes à mener tous ensemble et à la formalisation des échanges entre les partenaires afin d’éviter que chacun ne travaille en silo et de mutualiser les efforts menés dans les 44 villes partenaires.
La ville de Seraing s’inscrit dans cette dynamique et travaille au développement durable et intelligent de son territoire! En tant que partenaire du projet européen REMOURBAN, elle participe ainsi à la transformation des villes européennes en « smart cities ».

Trasenster : un quartier en devenir
Ce samedi 15 octobre 2016, avait lieu, à l’ancienne mairie d’Ougrée, la seconde rencontre avec les citoyens du quartier de Trasenster, menée conjointement par l’Arebs et le service de prévention de la ville de Seraing. Ce quartier fera, dans les cinq prochaines années, l’objet d’une profonde transformation, tant en termes de rénovation que de construction de bâtiments, d’aménagements d’infrastructures routières et de mobilité.
En effet, grâce à des financements européens (FEDER), régionaux et communaux, une ligne de chemin de fer, faisant partie du réseau structurant REL, et connectant Liège à Flémalle en passant par Seraing, sera réhabilitée. Les anciennes halles des ateliers centraux seront partiellement réaffectées en parking multimodal, le parc de Trasenster sera réaménagé et rendu accessible aux habitants du quartier, tout comme la salle de l’OM qui sera réhabilitée en salle de concert. Enfin, de nouveaux bâtiments seront aménagés afin de faire du quartier de Trasenster, un pôle dédié à la promotion de la culture et de l’art. Une partie de ces aménagements sont prévus par le Masterplan de la ville de Seraing et mis en œuvre par
Eriges, d’autres aménagements, au futur encore incertain, permettent de faire appel à la voix des citoyens du quartier afin de faire émerger, de concert avec la ville, de nouvelles idées et de répondre ainsi aux attentes des habitants.
Une trentaine d’habitants étaient présents à cette rencontre. Suite à une présentation par Eriges des projets planifiés dans le Masterplan, un échange a pu avoir lieu avec les habitants qui en ont appris ainsi davantage sur les projets futurs et ont pu émettre des observations. Un spectacle de marionnettes où Tchantchès contait l’histoire du quartier et du projet « 
Reciprocity Welcome to Seraing » a ensuite amusé petits et grands. La journée s’est clôturée par une visite du parc de Trasenster, actuellement fermé au public, ainsi qu’aux abords extérieurs du bâtiment de l’OM, prochainement en rénovation. Ces rencontres ne sont que le début d’une série d’actions à venir pour engager les citoyens d’Ougrée dans le futur de leur quartier et de construire un quartier à leur image, où ils se sentent « chez eux ».

Les économies d’énergie et les enfants
L’été et la rentrée scolaire 2016 ont été bien chargés pour le projet Reco, mené par l’Arebs ! Ce projet, qui a pour vocation de sensibiliser un public précarisé de Seraing à la gestion durable des logements a choisi de mettre l’accent sur les jeunes générations !
Durant l’été, des animations pour les enfants de 6 à 12 ans ont été réalisées dans les sept plaines de jeux communales organisées par la ville de Seraing. A travers des activités ludiques et pratiques, les enfants ont été sensibilités à l’énergie : qu’est-ce que l’énergie ? Quelles sources d’énergie existent sur terre ? Comment économiser l’énergie? Autant de questions abordées avec les enfants à travers des animations récréatives.
A la rentrée, le projet a été présenté aux écoles communales de Seraing. Trois écoles se sont inscrites et sept classes de 4ème, 5ème et 6ème primaire ont bénéficié du programme en septembre, octobre et novembre 2016. Ce dernier, intitulé « changement climatique et économies d’énergie », est composé de trois séances, d’une demi-journée chacune.
La première séance aborde les thématiques du changement climatique et de l’empreinte écologique avec comme objectif de faire prendre conscience aux enfants que leurs actions ont un impact sur l’environnement actuel et futur. La deuxième est consacrée à l’histoire des différentes sources d’énergie, aux notions d’énergies fossiles et renouvelables ainsi qu’à l’impact de leur consommation sur notre mode de vie. Enfin, la dernière séance aborde la notion d’Utilisation Rationnelle de l’Energie et l’utilité de préserver les ressources.
Au total, plus de 280 enfants serésiens ont ainsi été sensibilisés à ces thématiques de la transition énergétique et des changements climatiques. Ces jeunes étant les adultes de demain, la nécessité de les sensibiliser dès le plus jeune âge se révèle cruciale !

L’engagement citoyen au coeur des Smart Cities
C’était le thème d’une conférence organisée à Bruxelles le 23 novembre 2016 à la Représentation permanente des Pays-Bas. L’Arebs a représenté le projet européen REMOURBAN à cette conférence intitulée “Inclusive Smart Cities: A European Manifesto on Citizen Engagement” qui a rassemblé plus de 100 participants. L’événement était organisé par le EIP-SCC Action Cluster on Citizen Focus, on Integrated Planning, Policy and Regulation, ERRIN et ICLEI.
La journée était divisée en deux grands moments. La matinée était consacrée à un débat et à un échange d’idées entre des représentants de réseaux européens actifs sur les questions d’engagement citoyen (ERRIN, ICLEI Europe,
CEMR, Eurocities,…). L’après-midi était quant à elle consacrée à une présentation de bonnes pratiques liées à l’engagement citoyen dans des villes et régions en Europe ainsi qu’au partage par des associations et des entreprises de leur vision concernant l’engagement des citoyens : barrières, difficultés, informations, etc. Il s’agissait également d’une opportunité de faire connaître les initiatives menées par ces acteurs actifs sur la scène européenne.
Les villes européennes et les partenaires sont invités à signer et à soutenir le
Manifesto pour travailler conjointement à l’engagement citoyen dans le cadre des projets Smart Cities qui se développent aujourd’hui en Europe. De manière plus large, l’Action Cluster on Citizen Focus permettra aux partenaires de projets Smart Cities and Communities (programme européen Horizon 2020) de discuter de ces enjeux et de faire avancer la thématique en proposant des solutions et des pistes de réflexion collectives et partagées pour faire de nos villes plus intelligentes des villes plus inclusives et améliorer l’acceptation et la participation des citoyens.

Le wifi urbain disponible à Seraing
A l’instar d’autres villes wallonnes, comme Liège, Namur ou Mons, Seraing met à disposition de ses citoyens des spots de Wifi urbain. La ville fait ainsi un pas de plus dans l’ère du numérique et de la ville connectée !
Cinq places ont été sélectionnées pour permettre aux utilisateurs de surfer gratuitement sur l’espace public : la Place des Quatre Grands (Jemeppe), l’Esplanade de l’Avenir et la Place Kuborn (Seraing-centre), la Place du Pairay et la Place Merlot (quartier des Biens communaux). Ces lieux ont été choisis pour leur fréquentation importante et la présence de nombreux commerces alentour qui bénéficient par la même occasion du service pour leur clientèle.
La connexion s’effectue grâce à une procédure simple, qui nécessite, d’une part, de spécifier l’identification de l’utilisateur, d’autre part, son temps de connexion prévu, soit limité à 30 minutes, soit illimité.
Ce wifi est amené, à l’avenir, à servir également d’outil pour la promotion du commerce local. Des applications seront développées pour permettre de mieux orienter les clients en fonction des commerces disponibles, développer l’e-commerce, diffuser des nouvelles des commerces locaux ou même encore créer une véritable communauté d’utilisateurs en lien avec les zones commerciales ciblées.
Ce projet apporte une dynamique supplémentaire au redéploiement urbain en cours à Seraing. Il a été mené par l’Arebs et l’échevinat du développement territorial, économique et commercial de la Ville de Seraing. Il dispose du soutien financier de la Wallonie.

Atelier Smart City sur la biomasse au Château de la Neuville
Le jeudi 27 octobre 2016 s’est déroulé le troisième « Smart City workshop » lancé par l’Arebs. L’objectif de ces ateliers est de susciter la rencontre entre experts, entreprises et pouvoirs locaux de Liège métropole, autour d’une thématique en lien avec les smart cities.
L’atelier rassemblait des gestionnaires de bâtiments publics (Fédération Wallonie-Bruxelles, ville de Seraing), des partenaires de l’Arebs (Eriges,
RENOWATT) et des entreprises et organismes spécialisés dans la valorisation de la biomasse en Wallonie (Valbiom, CORETEC, Coopeos) pour discuter des enjeux liés à la valorisation de la biomasse et à l’implantation d’un projet pilote en la matière sur le territoire sérésien. L’atelier faisait suite à l’identification d’un gisement local de biomasse valorisable (miscanthus sur une friche gérée par la Spaque).
L’objectif de cette rencontre, qui se déroulait au Château de la Neuville à Tihange (Huy), qui utilise une chaudière biomasse, était de faire émerger des projets concrets de développement de la biomasse à Seraing ainsi que de lever les doutes et de répondre aux questions soulevées quant à cette technologie.
Après une présentation des principaux enjeux techniques (état d’avancement des technologies utilisées, solutions de stockage, chaudières poly-combustibles) et économiques (constance des prix) de la biomasse par Valbiom, ainsi que d’exemples de communes ou particuliers ayant opté pour cette source d’énergie, les participants ont pu visiter l’installation de chauffage du Château de la Neuville, utilisé aujourd’hui comme hôtel.
La matinée s’est achevée par une discussion ouverte sur les perspectives concrètes à envisager pour développer un projet public de chaudière biomasse : opportunités de marchés publics adaptés (de service énergétique), législation sur la sécurité (pompiers), maintenance des infrastructures, etc. L’atelier sur la biomasse a dès lors permis de répondre aux interrogations des acteurs publics et de proposer des pistes de solutions aux freins mis en avant par les acteurs présents.

Villes intelligentes versus villes « verrouillées »
Un des enjeux centraux auxquels font face les villes aujourd’hui est d’éviter d’être bloquées avec une technologie développée par un seul fournisseur et de faire en sorte qu’elles soient libres de changer d’opérateur pour bénéficier des produits et services proposés par des concurrents qui soient les plus adéquats pour les citoyens.
Alors que de plus en plus de villes développent des projets pour devenir plus intelligentes, un nouveau besoin émerge : la capacité à partager les nombreux modèles développés à travers le monde afin qu’ils puissent être reproduits ailleurs.
La première préoccupation est d’éviter que les villes ne deviennent un système isolé, des îles fermées, dépendantes d’une seule entreprise qui possède l’ensemble des technologies existantes.
Prenons un exemple. Une commune commande une installation d’éclairage public. Si, dans le futur, la commune souhaite opter pour un fournisseur alternatif, il n’y aurait pas de problème dans une ville traditionnelle : la nouvelle entreprise devrait succéder à l’ancien fournisseur. Toutefois, le déploiement de la digitalisation dans les villes intelligentes complique la tâche des nouvelles entreprises qui reprennent le service, dans la mesure où celles-ci ne sont pas familières du programme utilisé avant leur arrivée. De plus, relier un système de monitoring de l’air à un système d’éclairage existant est possible uniquement lorsque ce dernier est un système ouvert qui utilise des procédures standardisées. En conséquence, soit la commune sera liée avec l’ancienne entreprise pour la fourniture du nouveau service, soit l’entreprise devra recommencer à zéro, ce qui implique des coûts plus élevés et des délais plus longs.
Pour lire la suite de l’article, ici

Vers l’efficience énergétique chez LBX
L’entreprise LBX, située en plein centre de Seraing, est active dans la fabrication de roues et d’essieux montés ferroviaires et développe une activité dans la fabrication de galets de roulements pour ponts roulants, écluses et grues portuaires. L’usine, qui emploie environ 35 personnes, a fait l’objet de plusieurs transformations ces dernières années pour améliorer sa rentabilité énergétique et renforcer sa position sur le marché international.
Nous avons rencontré le directeur de l’entreprise, Monsieur Marchettini, qui a initié ces travaux de rénovation pour un montant de 4 millions d’euro. Ceux-ci ont été réalisés depuis la reprise de l’activité en juillet 2014 par l’entreprise italienne Lucchini RS, dont LBX est aujourd’hui une filiale. Ces investissements ont été essentiellement consacrés au développement d’une activité de réparation des essieux montés et à la remise en état des bâtiments. L’isolation des bâtiments a été une priorité, via l’isolation des façades du bâtiment par un bardage, la réfection de la toiture ainsi que la mise en place de radians électriques à proximité de chaque poste de travail dans l’atelier. L’ensemble de ces travaux de rénovation énergétique a permis de réduire par deux la facture de gaz de l’entreprise en deux ans.
Les travaux ainsi engagés permettent à l’entreprise de s’insérer dans la stratégie que poursuit la ville de Seraing au travers de son
Plan Climat de réduction des émissions sur son territoire ainsi que de s’insérer dans l’esprit du projet REMOURBAN qui vise à travailler sur les thématiques de la rénovation énergétique, de la mobilité durable et des nouvelles technologies de l’information et de la communication, qui contribuent chacune à la création de villes européennes plus durables et plus intelligentes.

Retour d’expérience de Nottingham en matière de rénovation de bâtiments

Nottingham est une des trois villes phares du projet européen REMOURBAN et met à ce titre en œuvre des actions dans les domaines des districts basse énergie, de la mobilité durable, des infrastructures intégrées et de la société. Alison Stacey, leader du projet REMOURBAN pour la ville de Nottingham, propose un retour d’expérience concernant les barrières réglementaires et les facteurs sur lesquels intervenir pour changer les choses et trouver des solutions.Trois enseignements principaux ont été identifiés en matière de barrières réglementaires et de solutions à Nottingham :

  1. Il s’avère que persévérer avec les pratiques des marchés publics actuelles tend à renforcer les standards existants en matière de rénovation et n’encourage pas l’innovation – que ce soit en termes de produits ou de moyens utilisés pour les mettre en œuvre. Les communes deviennent parties du problème parce qu’elles définissent des appels d’offre avec des spécifications très détaillées ;
  2. Les appels d’offre qui proposent des solutions aux défis urbains – plutôt que des appels pour des éléments spécifiques – conduisent à plus d’innovation. Cela doit se faire en conjonction avec un changement en ce qui concerne le système d’évaluation des offres, afin que la performance de ce qui est fourni soit évaluée ;
  3. La ville doit également assumer la responsabilité de « client intelligent » et travailler avec le secteur de la construction de manière collaborative afin d’optimiser les résultats attendus – par exemple, x% de réduction d’énergie par maison pour y£ par maison. Ceci incite la ville à développer un processus qui valorise l’acquisition de résultats garantis plutôt que de produits ou processus en tant que tels.

Pour lire la suite de l’article, voir ici

Remourban co-organise TIMELESSCITY, la Conférence européenne sur les villes intelligentes, durables et résilientes à Valladolid les 1er et 2 mars 2017. Cette conférence sera l’occasion d’examiner et mieux comprendre les mesures que les dirigeants des villes européennes, les participants au congrès, les décideurs politiques et d’autres parties prenantes devraient adopter pour transformer leurs villes en lieux attractifs et ainsi créer un écosystème urbain fort.