Le raton laveur est de plus en plus présent en Wallonie. Derrière son apparence sympathique se cache pourtant une espèce exotique envahissante qui peut avoir des conséquences sur notre biodiversité mais aussi sur la santé humaine et animale.
Des analyses menées par le Service public de Wallonie et l’Université de Liège montrent qu’environ 1 raton laveur sur 5 en Wallonie est porteur du parasite Baylisascaris procyonis. Dans certaines régions, comme le Pays de Herve et la Lorraine belge, cette proportion atteint même près de 2 ratons laveurs sur 5.
Ce parasite est transmis par les excréments du raton laveur. Les œufs, invisibles à l’œil nu, peuvent contaminer les jardins, les bacs à sable, les fruits et légumes ou encore le sol. Chez l’être humain, les contaminations sont heureusement très rares, mais elles peuvent provoquer des atteintes neurologiques graves, notamment chez les jeunes enfants.
Pour limiter les risques :
- ne touchez jamais un raton laveur, qu’il soit vivant, blessé ou mort ;
- ne nourrissez pas ces animaux, même s’ils paraissent familiers ou inoffensifs ;
- fermez les bacs à sable lorsqu’ils ne sont pas utilisés ;
- lavez-vous soigneusement les mains après les activités de jardinage ;
- lavez soigneusement les fruits et légumes du jardin ou cueillis dans la nature ;
- surveillez les jeunes enfants afin qu’ils n’ingèrent pas de terre ;
- tenez les chiens en laisse en forêt, vermifugez-les régulièrement et évitez tout contact avec un raton laveur ou ses excréments.
Présent en Wallonie depuis plusieurs années, le raton laveur poursuit son expansion depuis 2012. Il est aujourd’hui particulièrement abondant dans le Condroz, l’Ardenne et la Lorraine belge, mais sa présence s’étend progressivement à l’ensemble du territoire.
En adoptant ces quelques gestes de prévention, chacun peut contribuer à protéger sa santé, celle de ses animaux domestiques et la biodiversité wallonne.
Si vous observez un raton laveur, gardez vos distances et ne cherchez pas à l’approcher ni à le capturer. Les autorités recommandent également de signaler sa présence afin de mieux suivre l’évolution de cette espèce en Wallonie.







