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La chenille processionnaire du chêne est en Wallonie : ses poils peuvent être dangereux pour la santé

Publié le 25-07-2019

Le service Environnement, sous l’impulsion de son Echevine, Laura Crapanzano, tient à mettre en garde la population face à une prolifération préoccupante de chenilles processionnaires du chêne en Wallonie. En plus d’engendrer des dégâts sur les arbres, ces insectes représentent une véritable menace pour la santé publique.

La chenille processionnaire du chêne ou simplement nommée la processionnaire du chêne est un type de chenille relativement répandue en Europe qui se développe à raison d’une génération par an. Au cours de leur évolution, elle peut libérer des centaines de milliers de poils très urticants qui peuvent se disperser par le biais du vent et être relativement dangereux pour la santé en cas de contact avec la peau d’un animal ou celle d’un homme. Leur pelage a déjà déclenché une alerte sanitaire aux Pays-Bas, entraînant ainsi la fermeture d’écoles et l’annulation d’événements sportifs. La situation s’avère également problématique en France mais également en Flandre. Si la Wallonie était, selon les experts, épargnée jusqu’ici, elle ne l’est plus depuis l’année dernière tant le climat wallon conviendrait parfaitement au développement de la processionnaire du chêne. Si aucune destruction n’a lieu dans les prochaines semaines, la situation s’aggravera l’année prochaine avec le risque de devenir hors de contrôle (ce travail de destruction incomberait aux zones de secours avec l’appui éventuel de la protection civile et ce, sous certaines conditions). Cette année, le territoire fait d’ailleurs face à une prolifération préoccupante. De nombreux nids ont déjà été observés à Rochefort, Tellin, Resteigne, Virton, Plombière, Dalhem et dans le Brabant wallon.

C’est la raison pour laquelle le Département Nature et Forêt, l’Observatoire wallon de la Santé des Forêts du SPW et la Ville de Seraing, sous l’impulsion de l’Echevinat de l’Environnement, tiennent à aviser la population de la présence de ces insectes et de la conscientiser quant à la dangerosité de ses poils et les symptômes qu’ils peuvent provoquer :

  • En cas de contact avec la peau, une éruption douloureuse, accompagnée de sévères démangeaisons, peut apparaître dans les huit heures suivant le contact. Les poils urticants se dispersent facilement par la sueur, le frottement, ou encore par le biais des vêtements et même par le fait de se gratter.
  • En cas de contact avec les yeux, une conjonctivite peut se déclarer après 1 à 4 heures. Le poil urticant peut donc développer des réactions inflammatoires sévères avec, dans de rares cas, une évolution vers la cécité.
  • En cas de contact par inhalation, la personne atteinte éternue, développe des maux de gorge et a des difficultés à déglutir et à respirer.
  • En cas de contact par ingestion, les muqueuses de la bouche et des intestins s’enflamment. Elles peuvent être accompagnées d’hypersalivation, de vomissements et de douleurs abdominales.

En cas de risque, il est important de se rendre chez son médecin traitant ou à l’hôpital le plus proche. Afin d’éviter le moindre de ces symptômes, il est nécessaire de prendre ses dispositions et d’être au courant du comportement à adopter pour éviter tout contact avec ces poils urticants. Il est donc recommandé aux citoyens de ne pas sécher le linge dehors de mai à septembre ; de laver soigneusement les légumes du jardin ; d’arroser la pelouse pendant quelques jours avant de la tondre et ce, afin que les poils soient entraînés dans le sol ; et de ne pas laisser jouer les enfants à proximité d’un arbre atteint tout en les munissant de vêtements à longues manches, de pantalons ou encore d’un couvre-chef et d’une paire de lunettes.