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Le Gouvernement fédéral a pris des mesures pour lutter contre le coronavirus en vigeur jusqu'à nouvel ordre. Retrouvez toutes les informations sur www.seraing.be/coronavirus. Find all the precautionary measures and the government policy to fight the coronavirus Covid-19, translated in 12 languages.

Seraing met en garde contre la chenille processionnaire du chêne et ses poils dangereux pour la santé

Publié le 01-04-2021

La Ville de Seraing, sous l’impulsion du Bourgmestre et de l’Echevine du Bien-Être animal, tient à mettre en garde la population face à la présence de chenilles processionnaires du chêne en Wallonie. En plus d’engendrer des dégâts sur les arbres, ces insectes représentent une véritable menace pour la santé publique.

La chenille processionnaire du chêne est une chenille relativement répandue en Europe qui se développe à raison d’une génération par an. Si elle est inoffensive durant les premiers mois de sa vie, ses poils non urticants le deviennent lors de sa troisième mue, entre mi-mai et fin juin. Elle devient alors grise avec une bande sombre sur le dos avant de se métamorphoser en papillon durant le mois d’août.

Au cours de son évolution, elle peut donc libérer des centaines de milliers de poils très urticants qui peuvent se disperser par le biais du vent et être relativement dangereux pour la santé en cas de contact avec la peau d’un animal ou celle d’un homme.

C’est la raison pour laquelle la Ville de Seraing, sous l’impulsion  du Bourgmestre, Francis Bekaert, et de l’Echevine du Bien-Être animal, Julie Geldof, tient à aviser la population de la présence de ces insectes et à la conscientiser quant à la dangerosité de ses poils et les symptômes qu’ils peuvent provoquer :

  • En cas de contact avec la peau, une éruption douloureuse, accompagnée de sévères démangeaisons, peut apparaître dans les huit heures suivant le contact. Les poils urticants se dispersent facilement par la sueur, le frottement, ou encore par le biais des vêtements et même par le fait de se gratter;
  • En cas de contact avec les yeux, une conjonctivite peut se déclarer après 1 à 4 heures. Le poil urticant peut donc développer des réactions inflammatoires sévères avec, dans de rares cas, une évolution vers la cécité;
  • En cas de contact par inhalation, la personne atteinte éternue, développe des maux de gorge et a des difficultés à déglutir et à respirer;
  • En cas de contact par ingestion, les muqueuses de la bouche et des intestins s’enflamment. Elles peuvent être accompagnées d’hypersalivation, de vomissements et de douleurs abdominales.

En cas de contamination, certains gestes pratiques et traitements existent :

  • Peau : il faut enlever tous les vêtements et les manipuler avec des gants. Les vêtements devront ensuite être lavés à température la plus élevée possible et séchés au séchoir. Il faut laver la peau abondamment à l’eau et au savon. On peut éventuellement se servir de papier collant pour décrocher les poils urticants de la peau, un peu à la manière d’une épilation. On peut brosser soigneusement les cheveux si nécessaire et prendre des antihistaminiques pour soulager les démangeaisons.
  • Yeux : les yeux doivent être rincés, de préférence chez un ophtalmologue après application d’une solution anesthésique locale. Après le rinçage, un examen minutieux des yeux exclura la présence de poils urticants résiduels. Les poils profondément ancrés dans les tissus oculaires doivent être ôtés chirurgicalement.
  • Voies respiratoires : l’évaluation des symptômes respiratoires se fait par un médecin. Celui-ci donne un traitement adapté aux symptômes. Le traitement comporte des antihistaminiques et/ou des corticoïdes et des aérosols ou des nébulisations.
  • Système digestif : il faut diluer la quantité de poils ingérés en buvant un grand verre d’eau. On peut tenter d’enlever les poils de la muqueuse de la bouche en raclant prudemment à l’aide d’une spatule ou d’une compresse ou en les « épilant » à l’aide de papier collant. Une endoscopie sous anesthésie générale est souvent nécessaire pour extraire les poils urticants profondément ancrés dans les muqueuses de la bouche, de la gorge ou de l’œsophage.

Malgré tout, en cas de risque, il est important de se rendre au plus vite chez son médecin traitant ou à l’hôpital le plus proche.

Un danger pour les animaux 

En plus d’être un danger pour l’Homme, ces poils urticants peuvent l’être également pour nos animaux. Ainsi, un chien atteint à la langue  (qu’il peut avoir utilisé pour lécher les démangeaisons sur son corps), s’il n’est pas traité rapidement par des fortes doses de cortisone, risque la nécrose de celle-ci. Il ne pourra par conséquent se nourrir et devra être euthanasié.

Le plus important est d’avoir le réflexe de rincer la langue et la cavité buccale à l’aide d’eau et de ne surtout pas frotter, ce qui pourrait alors briser des poils urticants et libérer ainsi plus de toxines, aggravant le pronostic.

Les animaux sont curieux, s’ils s’en approchent pour la renifler et, pire, pour l’avaler, les conséquences peuvent donc être désastreuses. S’il y a eu un contact avec la chenille, il est impératif de se rendre chez son vétérinaire.

Que faire pour limiter le contact avec ces poils ? 

Afin d’éviter le moindre de ces symptômes, il est nécessaire de prendre ses dispositions et d’être au courant du comportement à adopter pour éviter tout contact avec ces poils urticants. Il est donc recommandé aux citoyens de ne pas sécher le linge dehors de mai à septembre ; de laver soigneusement les légumes du jardin ; d’arroser la pelouse pendant quelques jours avant de la tondre et ce, afin que les poils soient entraînés dans le sol ; et de ne pas laisser jouer les enfants à proximité d’un arbre atteint tout en les munissant de vêtements à longues manches, de pantalons ou encore d’un couvre-chef et d’une paire de lunettes.

Il est également important de souligner que les mésanges adoptent un régime alimentaire insectivore durant leur période de reproduction et se nourrissent notamment de chenilles. Il est donc opportun d’attirer ces oiseaux dans son jardin en évitant l’utilisation d’insecticides, en installant un nichoir à l’abri des prédateurs, en plantant une haie diversifiée ou des arbustes indigènes, en installant une mangeoire remplie de graines d’octobre à mars et en laissant un point d’eau comme abreuvoir. Leur présence sera sans conteste un avantage considérable.